Le Sun Trip est aussi un Language Trip/3

Nous avons examiné hier la méthode qui nous permet de regrouper des langues selon leurs affinités généalogiques, affinités qui impliquent que ces langues présentent, dans des proportions variables, des ressemblances formelles.

 

Venons-en donc aujourd'hui aux langues traversées par le Sun Trip 2015. On peut, à l'aide de cette même méthode, les regrouper généalogiquement de la façon suivante :

Schéma généalogique des langues nationales traversées par le Sun Trip
Schéma généalogique des langues nationales traversées par le Sun Trip

Voici une illustration par leur vocabulaire de la proximité qui existe entre les langues de chaque regroupement ainsi effectué, à l'aide du mot qui signifie précisément « langue » dans chacune de ces langues :

- italien lingua, roumain (= moldave) limbă ;

- croate (= serbe) et slovène jezik (le serbe s'écrit généralement en alphabet cyrillique, à peu près comme le russe, mais le mot pour « langue » y est, malgré cette différence d'écriture, identique à celui du croate), russe язык (qu'on transcrit jazyk) [l'ukrainien fait dans ce cas précis curieusement exception, avec мова (transcrit mova)] ;

- azéri et turkmène dil, ouzbek til, kazakh тіл (transcrit til) ;

- hongrois nyelv ;

- géorgien ენა (transcrit ena).

 

Cet exemple rend évidente l'utilité de doit permettre de comprendre avec unela connaissance des relations généalogiques qu'entretiennent les langues entre elles : on pressent ainsi comme la connaissance d'une langue slave efficacité significative les autres langues slaves, en particulier à l'intérieur d'un même sous-groupe (slave méridional : slovène et serbo-croate – slave oriental : ukrainien et russe). Il semble en être de même pour les langues turciques. On voit bien en revanche à quel point hongrois et géorgien n'ont manifestement aucun rapport ni avec les langues indo-européennes d'une part, ni avec les langues turciques de l'autre, ni même entre eux : ce sont, à l'intérieur de l'ensemble de langues que nous prenons ici en considération, des langues généalogiquement isolées. De même, langues indo-européennes d'une part et langues turciques d'autre part semblent n'avoir pas plus de rapport généalogique entre elles qu'avec le hongrois ou le géorgien.

 

Les conclusions pratiques (et la fin) de cette petite série de messages linguistiques demain !

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